Soutenir la santé mentale dans le Grand Moncton

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À propos de nous

Alternative Residences Alternatives Inc. (ARA) a été constitué en société en vertu de la Loi sur les compagnies du Nouveau-Brunswick en août 1984. Notre organisme, qui est aujourd’hui le plus important organisme de bienfaisance du Grand Moncton, offre des services d’hébergement et de soutien aux personnes aux prises avec un problème de santé mentale.

Nous devons notre existence aux professionnels en santé mentale et aux citoyens qui, conscients de la nécessité de donner accès à des ressources diversifiées, autres que celles offertes par les établissements traditionnels de soins en santé mentale, ont consacré d’innombrables heures de travail bénévole à la création d’Alternative Residences Alternatives Inc. Encore aujourd’hui, nous poursuivons la mission initiale de notre organisme qui consiste à améliorer la vie des personnes atteintes de maladie mentale au sein de notre communauté.

Nous sommes un organisme de bienfaisance sans but lucratif dûment enregistré. Nous collaborons avec les deux régies régionales de la santé du Nouveau-Brunswick et d’autres organismes communautaires tels que l’Association canadienne pour la santé mentale.

Notre mission

« Offrir un continuum de services communautaires en matière de logement et de soutien, lesquels sont axés sur le rétablissement de la clientèle, adaptés aux besoins de chaque personne et offerts en collaboration avec nos partenaires en addiction et en santé mentale. »

Notre vision

« Héberger dans un milieu offrant des soins attentionnés les personnes atteintes de maladie mentale de la région du Grand Moncton afin qu’elles puissent améliorer leur qualité de vie et acquérir une plus grande autonomie. »




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Mon cheminement
vers le rétablissement

Crystal Kenny

File Size: 405 kb (width: 500 x height 664)Qu’est-ce que cela signifie de se rétablir d’un trouble de santé mentale? Est-ce même possible? Si le rétablissement est possible, qui décide comment le définir? Est-ce la personne avec le diagnostic; les professionnels de la santé mentale; les membres de la famille; peut-être la communauté ou une combinaison de tous ces éléments? Beaucoup d’attention a été accordée à ce sujet, parce que la vérité pour beaucoup de personnes vivant avec un trouble de santé mentale est que cela n’est pas comme avoir un autre trouble médical. Mon parcours a commencé en 2011. La première fois que je suis tombé malade, c’était à l’âge de 29 ans. Je savais que quelque chose n’allait pas et que j’avais besoin d’aide. Mon premier séjour à la salle d’urgence a été infructueux, mais mon deuxième séjour avec le soutien de ma mère m’a amené à consulter un psychiatre, à obtenir un diagnostic et à commencer un régime de médicaments. Je ne voulais pas entendre que j’avais un trouble schizoaffectif. Sur une période de trois ans, j’arrêtais mes médicaments, mes symptômes prenaient de l’ampleur, et j’étais inévitablement hospitalisée à chaque fois parce que je ne voulais pas prendre de médicaments. Lors de ma dernière hospitalisation, je n’avais plus d’endroit où aller et plus de chez-soi. On voulait m’envoyer dans un foyer de soins spéciaux; cependant, je savais que ce n’était pas la réponse. Je ne cherchais pas de personnel pour développer mes habiletés de la vie quotidienne. J’avais besoin de prendre les choses en main et de me remettre sur mes pieds. Le travailleur social de l’hôpital a communiqué avec ARA et mon cheminement vers le bien-être mental et la stabilité a commencé. J’ai déménagé à la maison de transition le 12 juin 2014. Après une année de travail acharné, non seulement sur moi-même, mais aussi en occupant un emploi à temps partiel, j’ai quitté la maison de transition. Le 1er juillet 2015, j’ai emménagé dans un des appartements partagés de l’ARA et finalement, dans un appartement d’une chambre à coucher par moi-même. L’ARA soutient mon parcours vers le bien-être depuis plus de six ans. En plus de mon expérience subjective, je détiens maintenant un diplôme en « Human Services » et je travaille dans ce domaine pour redonner à ma communauté. Je suis reconnaissante de vivre dans une communauté qui est inclusive, solidaire et qui peut compter sur des organismes comme ARA.